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    Qu’ils aient ou qu’ils n’aient pas d’enfants eux-mêmes, ceux des autres sont pour eux une source d’agacement inépuisable. Que cache ce sentiment ? Comment l’apaiser ?

    Notre culture impose une norme : il faut aimer les enfants. Mais l’obligation de patience, de tolérance et d’attendrissement n’est pas compatible avec la personnalité de tous ! Pire : elle vient s’ajouter à l’exaspération, puisqu’elle engendre de la culpabilité. »

    Je suis trop « adulte »
    « L’analyse transactionnelle distingue trois états du moi », observe la thérapeute. Selon le contexte, nous nous comportons soit comme l’un de nos parents, soit comme lorsque nous étions enfants, soit comme les adulte que nous sommes devenus. « Or l’individu mal à l’aise avec les enfants des autres n’est qu’“adulte”. Il refoule son côté “enfant”, parce qu’il a été étouffé, surinvesti ou trop tôt responsabilisé. Il a manqué d’un modèle de “parent nourricier”, et n’a donc pas pu développer cette facette-là. »

    Je refoule mon agressivité
    « Un enfant, quel qu’il soit, réveille notre part d’agressivité, assure la psychanalyste Michèle Benhaïm. Dans le psychisme cohabitent amour et agressivité. Mais certains, les mères notamment, n’acceptent pas cette ambivalence.

    Que faire ?
    « Soyez bienveillant avec vous-même,

     Accepter son imperfection
    Pour accepter d’être ce parent « suffisamment bon », « ne soyez pas “toute” mère, par exemple : conservez des moments à vous, de femme, d’amie… Une posture à travailler avec vos propres enfants. »

    Conseil de Psy

     

    Je n’aime pas les enfants des autres.


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