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      Insolite.
    L’histoire, qui s’est bien finie,
    mérite d’être racontée.

     


     

    Trilla (66) - Une famille coincée durant 16 heures dans l'ascenseur de la mairie

    Un papa, une maman, une fillette, un ascenseur, du Nutella et un peu de malchance, voilà les ingrédients pour faire la drôle de mésaventure vécue par cette petite famille originaire de Trilla dans les Pyrénées-Orientales.

    Romain, adjoint au maire de la commune, vit en semaine à Rivesaltes. Il a l’habitude de venir passer les week-ends dans la maison familiale à Trilla. Le week-end dernier, il ne déroge pas à cette tradition et emmène sa compagne, France, et sa fille Alice, de 4 ans, dans le petit village du Fenouillèdes.

    Un crochet par la mairie

    Dimanche à 16h30, ils se baladent tranquillement tous les trois dans les rues du village. Sans leurs portables, profitant simplement de la tranquillité des lieux. Seulement avec un pot de Nutella dans les mains puisqu’ils ont décidé de faire des crêpes en rentrant chez eux.

    Romain désire au préalable faire un rapide crochet par la mairie afin de récupérer des documents dont il a besoin. La famille pénètre alors dans le bâtiment municipal, sans se douter que le petit détour va se transformer en très très longue attente. L’été dernier, un ascenseur a été installé dans l’hôtel de ville afin de faciliter l’accès à l’étage pour les personnes âgées ou à mobilité réduite. Et le trio l’emprunte, pour le plus grand plaisir d’Alice.

    Les portes se ferment, le bouton pour faire partir l’engin est enclenché et... la machine stoppe. Impossible de la faire repartir ou d’ouvrir la porte ! L’alarme s’enclenche et résonne dans la mairie. En vain. En effet, un dimanche après-midi, personne ne travaille et les premières maisons ne sont pas toutes proches. Romain, France et Alice se retrouvent bel et bien coincés. Sans téléphone pour donner l’alerte. Mais avec un pot de la fameuse pâte à tartiner pour patienter et rassasier les trois petits ventres. Ouf !

    Dans leurs 4m2, ils s’organisent comme ils peuvent, conscients que l’attente risque d’être un peu longue, vu qu’ils ne sont attendus par personne.

    Et effectivement l’attente se prolonge. Dehors, la nuit tombe. Dans l’ascenseur, le temps passe, tout doucement. Alice n’est pas effrayée par la situation et pense qu’il s’agit juste d’un jeu. La pâte à tartiner fait fuir la faim et l’heure avancée de la soirée fait basculer la fillette dans les bras de Morphée.

    Ce n’est que le lendemain matin à 8h30, que la petite famille est délivrée de son ascenseur grâce à l’arrivée de la secrétaire de mairie... qui est aussi la maman de Romain. Une histoire qui finit bien.

     

    • I. B.  04 février 2018

     

     

     

    L’histoire qui finit bien !

     

     


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