• M.M. a écrit ...

     

    Michel de Montaigne Ecrivain français (1533-1592)

     

     

    Si vous dites : II fait beau temps, et que vous disiez vérité, il fait donc beau temps. Voilà pas une forme de parler certaine ? Encore nous trompera-t-elle. Qu'il soit ainsi, suivons l'exemple. Si vous dites : Je mens, et que vous disiez vrai, vous mentez donc. L'art, la raison, la force de la conclusion de cette-ci sont pareilles à l'autre ; toutes fois nous voilà embourbés. Je vois les philosophes Pyrrhoniens qui ne peuvent exprimer leur générale conception en aucune manière de parler ; car il leur faudrait un nouveau langage. Le notre est tout formé de propositions affirmatives, qui leur sont de tout ennemies. De façon que, quand ils disent : « Je doute », on les tient incontinent à la gorge pour leur faire avouer qu'au moins ils assurent et savent cela, qu'ils doutent. [...] Cette fantaisie est plus sûrement conçue par interrogation : « Que sais-je ? » comme je la porte à la devise d'une balance.

     

     

    Michel de Montaigne
    Ecrivain français (1533-1592)

     

     

     

    Il a écrit ...

     

     

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    14
    Mercredi 5 Août à 00:28

    Bonjour ma chère Simone,


    Qui ose dénoncer… ne recherche pas forcément une morale exemplaire.

    Car c’est parfois par jalousie que cette forme peu louable de cafter… demeure le but essentiel.
    C’est un pari très risqué  de dénoncer des gens qui ne sont pas clean vis-à-vis de la justice ou des impôts.

    Aucune autorité ne nous garantit notre droit à la vérité.
    Dans la plupart des groupes constitués, la solidarité est telle que les affaires …n’éclatent que quand il n'est absolument plus possible de les étouffer.
    La divulgation d’une information capitale peut être suivie de représailles.
    Le délit d’initié est puni.
    En droit, le mensonge est inacceptable.

    Alors on s’arrange.
    On magouille. Pour rester solidaire on accepte d’avoir les mains sales.
    C'est encore pour la bonne cause.
    Il faut être très courageux pour être honnête.
    Il faut aussi être très courageux pour falsifier la réalité, au nom de la vie sociale.

    Le mensonge nuit à l’humanité lorsqu'il ruine la communication... sans laquelle la notion d’humanité perd sa signification.
    Celui qui ment, quelque bien intentionné qu’il puisse être, doit répondre des conséquences de son mensonge.
    Parfois devant la cour de justice civile, et en payer le prix.

    Car dire la vérité constitue un devoir… qui doit être considéré comme la base de tous les comportements normaux.
    Ceux-ci sont fonder sur un contrat qui se nomme la loi.
    Si on y tolère ne serait-ce que la plus petite exception…ce n’est plus possible d’être vraiment maître de la situation.

    Mon amende est une exception dans notre rue, où tous les gens se garent sans tenir compte des règles.
    Lorsque j’ai reçu l’amende hier, je tombais des nues.
    Tout d’abord elle datait de la période de confinement. De plus elle était très éloignée dans le temps ( plus de trois mois ).

    Ce que l’on me reproche est ce que font tous les vendredis, les musulmans qui se rendent à la mosquée pour la prière.
    Ils sont donc nombreux à se faufiler sur les trottoir de la rue des Trappistines, sans tenir compte du marquage au sol.

    Il est vrai que la police ne passe pas durant cette journée, afin d’éviter des accrochages.
    Par contre lorsqu’un petit vieux gare un peu mal son véhicule sur le trottoir…la maréchaussée lui saute dessus sans mettre de gants.

    Cette justice à géométries variables selon l’appartenance à un groupe, me met hors de moi.
    Evidemment, mon groupe se limite à ma personne, car je suis un solitaire.

    Alors un agent un peu zélé et certainement pas très fini, à trouver bon de me verbaliser.

    Je conteste donc pour la première fois… cette verbalisation.
    J’espère que ma requête n’augmentera pas mon amende.

    Il est absolument impératif d’être juste avec tout le monde…en appliquant les mêmes règles pour tous.
    Sinon c’est la zizanie.

     

    En s'écartant, même sans le vouloir de la vérité, on contribue beaucoup à diminuer la confiance que peut inspirer la parole humaine.
    Et cette confiance est le fondement principal de notre bien-être social actuel.

    C'est pourquoi la violation d'une règle, ne demeure pas une solution.

    Celui qui accomplit un acte capable d'agir sur la confiance des hommes, se comporte comme l'un de leurs pires ennemis.

     

    La vérité est faite d'une accumulation de suppositions et de légendes... que les pères repassent aux fils comme des souvenirs de famille.
    Ces souvenirs construisent peu à peu l’homme.

    Sans ces derniers, l’être humain n’a plus de racines.
    Ils ne possède aucune donnée sur son passé.

    Il est donc préférable que ces données ne soient pas trop dévalorisantes ou traumatisantes.

     

    Dans les espaces immenses de l’erreur, la vérité n’est qu’un point de vue.
    Chacun prétend que c’est lui qui détient la vérité... mais sans aucune preuve.
    C’est donc à lui seul, à se décider sur un choix… d’où dépend à jamais sa perte ou son salut.

    La vérité est une belle chose, mais il n’est pas facile cependant de la faire croire à autrui.
    Il faut savoir mentir pour la faire accepter.
    Pour être avalée de plein gré, la vérité doit être enrobée.

    Les hommes sont presque toujours emportés à croire non par la preuve, mais par l’agrément.

    C’est ce que nous voyons actuellement par les gens qui refusent de porter le masque.
    Ce seront les mêmes demain, qui refuseront de se faire vacciner.

     



    Bonne journée, mon amie.
    Gros bisous. dédé.

     

     


    13
    Mardi 4 Août à 07:00

    oui...ici tout va bien.....la plupart des gens suivent les règles de sécurité..comme la distanciation...le masque..ect.....il y a aussi qq petits groupes qui ne croient pas en la pandémie....!  

    quand on regarde tous ces décès , difficile de ne pas y croire...

     

    bonne journée Simone....

     

    bise

    12
    Mardi 4 Août à 01:03

    Bonjour Simone,


    Est-il bon de dire toujours la vérité ?

    Non seulement communiquer une bonne nouvelle, mais aussi annoncer la mort prochaine au malade.

    Dévoiler les travers d’un collègue ou la sexualité d’un homme public.

    Où doit s’arrêter le souci de vérité ?

    On vante les vertus de la lumière.
    Ne plus rien laisser dans l’ombre, permettrait une meilleure compréhension des choses.
    La véritable connaissance élargit nos horizons.
    Ne nous cachons rien. La morale réclame l’honnêteté.
    Cependant la perversité humaine… ne tient pas compte des beaux principes.
    Nous sommes libres de mentir dès que nous prenons la parole, et ce pouvoir est formidable.
    Cette liberté de mentir peut s'avérer très utile. Elle peut sauver des hommes !

    Si la vérité était un devoir moral, la société deviendrait impossible. 

    De même qu'un couteau qui se trouve entre les mains du boucher ou de l'assassin, la vérité a les mêmes vertus, qu'elle soit entre les mains d'une volonté de nuire ou de protéger.

    Les hommes de pouvoir s'entourent de secrets.
    Ils sont les seuls détenteurs de certaines vérités...qu'ils peuvent révéler aux moments propices.
    Le droit de savoir devient une demande pressante.
    La vérité ne doit pas tomber entre n'importe quelle main.

    Pourtant les secrets sont autant dangereux que les vérités.
    Ils sécrètent leurs poisons (les secrets de famille, par exemple, peuvent pourrir de nombreuses existences )… quand certaines vérités sont insupportables.

    Toute révélation a des conséquences, qui peuvent être bonnes ou néfastes.
    Nous pouvons résoudre le problème à notre guise.
    Selon quel critère préférera-t-on mentir ou parler vrai...?
    On ne mentira pas pour mentir...mais pour en tirer profit.

    La bonne volonté peut choisir la malhonnêteté, pour la bonne cause.
    On peut mentir innocemment, même de bonne foi... pour sauver les meubles.
    Le médecin, sachant qu'une mauvaise nouvelle aggraverait l'état de son patient, préfère attendre qu'il soit prêt à entendre la vérité.

    Qui veut la fin veut les moyens. Et se passe de principes.

    Adieu la belle morale universelle, qui aurait permis à tous les hommes de vivre sans cachotteries.
    Il faut faire ce qui nous plaît de la vérité. 
    Faut-il déplorer la chose.

    Suivies à la lettre, les beaux principes moraux nous mèneraient à la robotisation de notre conscience.
    Nous choisissons de mentir ou pas, pour éprouver notre liberté en nous faisant juge et partie.
    Plutôt que d’obéir à des principes comme à un programme.

    La vertu devient celle du bon menteur, ou de celui qui sait se taire.
    Le menteur n’est pas forcément méchant.
    Il n’est pas mauvais car il ne ment pas pour être immoral.
    Surtout lorsque son souci de ne pas nuire le contraint à mentir.

    Libres de dire n’importe quoi plutôt que la pure vérité... en nous
    donnant le droit de choisir notre vérité.
    Nous acceptons que des questions restent sans réponse.
    Nous nous raccrochons à des certitudes illusoires. L'erreur se revendique comme un droit
    .

    Pourquoi parler vrai à qui se contente d’illusions.
    Le monde n'est qu'un théâtre.
    Il s’agit de bien y jouer, quand perdre la confiance est pire que de connaître certaines vérités.

    Étrange confiance lorsque nous choisissons d’être complices et que nous nous compromettons.
    Jouer publiquement la comédie… n’empêche pas de se retrouver chez soi avec la vérité.
    Galilée répétait aux inquisiteurs... que la terre ne tourne pas, tout en pensant le contraire.
    La religion l’obligeait à dévoiler l'inverse de ses déductions.
    Sinon il aurait pu se retrouver sur le bûcher de l’obscurantisme.
    Voilà le prix à payer pour vivre dans une société de convenances.

    En parlant pour ne rien dire (ou ne dire que des mensonges), nous dévalorisons la parole.
    Autant se taire.

    Ne pas dire qu’une personne est dangereuse, revient à se rendre complice de ses méfaits.
    Est-il respectable d'opter pour la loi du silence, qui permet à toutes sortes de mafias de nous pourrir la vie.
    N’est-ce pas la lâcheté plutôt que l’éthique, qui nous retient d’endosser le rôle du mouchard.
    C’est ce que l'on peut nommer la complicité silencieuse.

    Affronter une collectivité soudée par de multiples connivences.
    C’est se mettre en péril grave.

    Nous en avons eu la preuve avec les scientifiques qui n’allaient pas dans le sens du professeur Raoult.
    Les virologues parlaient selon leurs connaissances et leur conscience.
    Certains ont reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux.

    Ce qui prouve que toutes vérités ne sont pas bonnes à dire.
    La populace est devenue monstrueuse, lorsque les pensées ne sont pas identiques aux siennes.

    Faut-il alors mentir pour avoir la paix.
    Les réseaux sociaux ont remplacé l’époque de l’inquisition.
    C’est-à-dire que nous avons fait un bond en arrière de deux siècles.

    Ce constat est terrible, et pourtant actuel.

    Bonne journée, mon amie.
    Gros bisous. dédé.

    11
    Lundi 3 Août à 21:55

    Bonsoir ma Simone

    Bon début de semaine avec des gros bisous 

    Méline

    10
    Lundi 3 Août à 07:58

    ....bonne journée Simone......

    Si je dis qu'il pleuvra une partie de la semaine par ici...je dis la vérité..;)

     

    bise

    9
    Jacqueline
    Lundi 3 Août à 01:06

    Montaigne vous inspire actuellement yes

    Dernièrement sur Over,   par ici actuellement

    Vous aimez à priori  beaucoup  la philosophie  Simone .

    Vous souhaitons surtout  de

                         " passer un fort bon lundi et même  plus "

    de toujours bien prendre soin de vous .

    @bientôt

     

    8
    Lundi 3 Août à 00:15

    Bonjour ma chère Simone,


    Nous mentons paraît-il...tous et tout le temps, sans même nous en apercevoir.
    Certes, il nous est parfois impossible de le faire, mais la plupart du temps nous mentons.
    Pour les neuro-scientifiques, le mensonge n'a souvent aucune utilité, alors que dire la vérité fait du bien.
    Au cerveau comme au moral.

    Cependant ces messieurs de la psychologie à deux sous, me font bien rire.
    Depuis que je suis adulte, je ne me souviens guère avoir menti.

    Au contraire.
    Il ne faudrait pas qu'ils prennent leur cas...pour une généralité.

    L’honnêteté, fait partie de mes règles de conduite.

    Le mensonge est partout, et pourtant, même les menteurs considèrent qu’il est moins agréable de tromper autrui que d’être sincères.
    Cela n’a rien de très surprenant, car on sait que la confiance est quelque chose de profondément gratifiant, et que tromperie et soupçon sont les deux faces d’une même médaille.

    L’ensemble des recherches suggère que toutes les formes de mensonge ( même les mensonges blancs qui sont destinés à préserver les autres ), sont associées à nos relations les moins satisfaisantes.
     

    C’est seulement une fois que l’on s’est engagé à dire la vérité... que l’on commence à remarquer combien il est rare de rencontrer quelqu’un qui partage cet engagement. Les gens sincères font figure de refuge.

    On sait qu’ils ne pensent pas ce qu’ils déclarent.
    Qu’ils nous diront une chose en face et une autre dans notre dos.
    Que lorsqu’ils penseront que nous ne sommes pas à la hauteur... ils nous diront le contraire.
    Pour la même raison, on ne prendra pas leurs compliments pour une réalité.

    Il est vrai que vu sous cet angle, le mensonge est sans doute beaucoup moins rare que nous le pensons.
    Et que nous participons à ce genre d'action.
    Si mon voisin me dit qu'il trouve qu'il a bien travaillé, je ne lui dirai pas le contraire.

    Donc il est possible qu'un petit mensonge se glisse dans ce cas, sans y faire attention.
    L’honnêteté est un cadeau que nous pouvons faire à autrui.
    C’est également une source de pouvoir, et un outil pour simplifier les choses.
    Lorsque l’on sait que l’on s’efforcera de dire la vérité quelles que soient les circonstances, on n’a plus à se préparer à grand-chose.
    Savoir que l’on a dit la vérité dans le passé, permet de ne pas avoir à se souvenir de tout.
    On pourra tout simplement et à chaque instant, être soi-même.

    En s’engageant à être honnête avec tout le monde, on s’engage à échapper à tout un éventail de soucis.
    Au prix de quelques moments d’embarras à court terme.
    Mais il ne faut pas exagérer l’ampleur de cet embarras. On peut définitivement se montrer honnête et bienveillant car lorsque l’on dit la vérité, cela n’a aucunement pour but d’offenser les gens.
    On souhaite tout simplement qu’ils bénéficient de l’information que l’on détient... et dont on voudrait bénéficier si l’on était à leur place.
    Ce n'est pas toujours évident de faire plaisir...en disant vraiment ce qu'on pense.

    Agir ainsi revient à présenter un miroir devant sa propre vie.
    Car s’engager à dire la vérité nécessite de faire attention à ce qu’est à chaque instant la vérité.
    Quel genre de personne est-on ?
    À quel point juge-t-on les autres ?
    À quel point est-on devenu calculateur ou mesquin ?
    Ce n'est pas simple de faire son auto critique...tout en étant peut être déplaisant avec les autres.

    Pour ne pas exprimer sa véritable opinion par peur du conflit, il arrive que la vérité ne se dit pas.
    Il est certain qu’avec un peu d’honnêteté... certaines de nos relations ne tiendraient pas le coup.
    Je ne nie pas que faire preuve de tact... peut jouer un certain rôle dans la résolution des conflits.
    Retenir sa langue ou faire dévier la conversation vers des sujets relativement sûrs... n’est cependant pas la même chose que mentir (et cela ne nous obligera pas non plus à refuser la vérité à l’avenir).

    Depuis le petit mensonge qui arrondit la vie de couple jusqu’aux fake news et autres scandales d’Etat, les scientifiques décryptent.
    Les interventions des politologues, docteurs, psychiatres se suivent comme on savoure un interdit avec gourmandise.
     

    D’autant que mentir est naturel.
    Chez les humains, l’enfant réussit à embobiner ses parents dès 5 ans, alors que l’adulte ment de deux à quatre-vingts fois par jour...!

    Ce qui n'est pas du tout mon cas, puisqu'il arrive des jours où je ne vois personne.

     

    Certains révèlent un talent particulier.
    Ne serait-ce que les politiques avec leur langue de bois.

    Jérôme Cahuzac, ancien ministre délégué au budget, déclara en 2013 sur BFM-TV au journaliste Jean-Jacques Bourdin:
    - '' Je n’ai pas, je n’ai jamais eu de compte à l’étranger.
    Le président Donald Trump, est champion toutes catégories.

    A côté de Jérôme Cahuzac, je suis un enfant de choeur.

    S
    i chacun est prêt à faire de petits ou grands arrangements avec la vérité, nul en revanche n’a envie d’être berné.


    Bonne journée mon amie.
    Gros bisous. dédé.

     

     

    7
    Dimanche 2 Août à 20:35

    Bonsoir Simone

    Montaigne est un philosophe qui étudia l’Homme mais surtout lui-même.

    Je te souhaite une bonne soirée, bisous

    6
    Dimanche 2 Août à 13:56
    Montaigne sait réfléchir, nous Beaucoup moins. Bon dimanche. Bises
    5
    Dimanche 2 Août à 04:47

    Que de réflexions !

    Pas envie de me poser trop de questions, j'ai le cerveau ramolli ...

    Je te souhaite un bon dimanche avec encore de la chaleur mais qui est quand même moins intense.  
    Encore un WE de passé, toujours sans visite familiale ou autre ..
    Heureusement que j'ai mon blog pour me changer les idées et "échanger", même si ça ne remplace pas une présence.   
    Gros bisoux, ma simone ♥
     
    4
    Samedi 1er Août à 19:47

    Bonne soirée ma Simone et plein de gros bisous

    Méline

    3
    Samedi 1er Août à 15:05

    Bon week-end bisous

    Fichier

    2
    Mardi 28 Juillet à 13:05


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