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    Ma tristesse est une force.

     

     Ma tristesse est une force
    Mal perçue, mal vécue, nous préférons souvent la cacher. Pourtant, en nous donnant l’occasion de nous interroger sur ce qui nous blesse ou ce qui nous manque, la tristesse nous aide aussi à avancer.
    De toutes nos émotions, la tristesse est la plus difficile à nommer et à identifier : ce n’est pas une douleur vive, aussitôt reconnaissable, comme un éclat de colère ou un sursaut de peur.
    C’est un mal languissant, pesant et qui nous rend las. Selon la psychothérapeute Catherine Aimelet-Périssol, la tristesse intervient quand la peur et la colère n’ont pas fonctionné.
    Nous n’avons pas su fuir ni exploser, alors nous lâchons nos pleurs, en signe d’impuissance. À défaut d’éclats de voix, le repli sur soi. Le visage se durcit, la bouche se ferme.
    Comment en parler, alors ? Cela ne se fait pas. Dans nos sociétés hypermédicalisées, avides de performance, mais aussi de spectacle, la tristesse n’a pas sa place.

    À travers elle, c’est la menace de la dépression qui effraie.
    À condition d’écouter ce chagrin pour tenter de percevoir ce qu’il cache : une colère non exprimée, une peur non avouée, une blessure ancienne non résolue et ravivée ?
    Ma tristesse est mon carburant premier.
     « Souvent, je pense aux gens qui ont des horaires de travail, une existence codifiée. Ils sont contraints d’afficher un moral d’acier. J’ai connu la vie de bureau. Aujourd’hui, je suis heureux de ne plus avoir à faire semblant d’aller bien quand ce n’est pas le cas, de pouvoir éprouver cette émotion sans la masquer.
    Elle m’aide à pourfendre mes adversaires.
    Jusque-là, je pleurais sans comprendre comment j’avais pu me faire avoir. Aujourd’hui, je sais, je connais, j’accepte ma tristesse. Elle est orageuse, noire, arrogante et pure comme une épée de cristal avec laquelle je crée et pourfends mes adversaires. »

    (...)   www.psychologies.com

     

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