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    Traverser nos peurs.

     

     

    Cocasses parfois, invalidantes souvent, nos peurs peuvent être surmontées. 

    À la naissance, séparez un caneton des siens, élevez-le en laboratoire. Après quelques jours, projetez au-dessus de sa tête l’ombre d’un faucon : le caneton s’aplatit, corps et bec contre terre, signe qu’il a peur. Projetez l’ombre d’un oiseau migrateur : il n’a rien à craindre, et ne s’aplatit pas.

    À l’instar des petits palmipèdes, chaque espèce a ses peurs, qui ont un sens en regard de sa survie. L’humain est ainsi naturellement prédisposé à redouter le noir, le vide, le froid, l’eau, la foudre, les animaux féroces, les regards fixes, les endroits clos…

    Mais qu’il développe une peur panique des coccinelles ou qu’il redoute le regard des autres au point de ne plus pouvoir sortir de chez lui, et l’on peut légitimement supposer que son « trouillomètre » est déréglé.

    Ne pas dissimuler

    D’un point de vue génétique, il semblerait en effet que le seuil d’acceptation physiologique et émotionnel de la peur varie d’un individu à l’autre.

    Il n’est pas une peur que l’on ne puisse surmonter, même si son objet (les serpents, le regard des autres ou la mort) ne peut être effacé.

    S’exprimer

    Parler de ses peurs permet de les dédramatiser. D’abord, parce que l’on a de fortes chances de constater que l’on n’est pas aussi seul qu’on le pensait.

     Enfin, parce que ceux qui, dans notre entourage, sont parvenus à surmonter leur trac, leur phobie ou leur anxiété, ne manqueront pas de nous faire bénéficier de leurs stratégies. Ou de nous communiquer les coordonnées de leur thérapeute.

     

     

    Traverser nos peurs.

     

     

     

     


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